Ce mois de mars était le dernier de ma mission de Service Civique à Wingen, le but pour moi était de n’avoir aucun regret, de finir ce que j’avais commencé, de voir ce que je voulais voir. Au moment où j’écris, le bilan de ma mission à Wingen est passé depuis 3 jours et je peux dire que cet objectif est atteint.
Le projet de livre de mémoire sur le village est en cours d’édition, la finalisation des textes, des traductions allemandes ainsi que le choix des photographies et dessins d’illustration nous ont prit beaucoup de temps et la possibilité de ne pas les terminer avant notre départ nous a traversé l’esprit à Lou et moi, mais tout a fini par s’arranger.
Notre podcast, quant à lui, à vu son 5e et dernier épisode être publié, il a été un peu particulier à enregistrer puisque nous y avons participé en tant que “présentateurs” et intervenants, à la demande des habitants.
Enfin, ce mois de mars a été l’occasion d’épurer le fonds documentaire de la bibliothèque communale (près de 600 ouvrages ont été sortis) et d’organiser une vente de ces dits livres. Nous en avons profité pour collecter les livres dont les habitants voulaient se débarrasser afin d’en faire don à une association, le tout s’élève à plusieurs centaines de documents.
Mais ces 6 mois à Wingen étaient aussi pour moi l’occasion d’explorer l’est de la France que je n’avais même jamais traversé. Alors poser mes valises au fin fond du Bas-Rhin, à 20 minutes de la frontière allemande (que j’ai franchie pour visiter Baden-Baden, Stuttgart et Fribourg-en-Brisgau) ne pouvait que me faire découvrir des choses. La gastronomie alsacienne, l’ambiance et l’engouement qui se dégage de la période de Noël et les paysages de l’Alsace Bossue, ses châteaux, forêts et randonnées. J’ai également pu observer depuis la fenêtre de mon logement que la cigogne n’est pas le symbole de l’Alsace pour rien !
Le bilan de ces mois passés ici est très positif, même si j’appréhendais de m’installer dans un village de 500 habitants, loin de mes proches et en collocation avec une quasi-inconnue, je crois que ce saut dans le vide m’a fait du bien. Je ressors de cette expérience plus confiant professionnellement et socialement. Pour cela, je remercie l’ensemble des contacts que j’ai pu avoir au cours de ma mission, les habitants de Wingen qui nous ont fait découvrir les spécificités de la région et qui nous ont appuyés dans nos projets Lou et moi, Jérôme notre référent Insite qui nous remotivait à chaque coup de mou, les duos de services civiques rencontrés et bien sûr ma coéquipière de mission sans qui tout aurait été beaucoup plus compliqué.
Maintenant que j’ai dressé le bilan de ces 6 mois, il est temps pour moi de rentrer auprès de mes proches, dans ma ville de banlieue sud francilienne, qui je dois le dire me manque pas mal.
